Pensées Samariennes / colloque du 7 février 2014 / Commission recherche-action

Fichier audio de l’intervention de la commission Recherche – action, groupe de Rue lors du colloque au Conseil Général le 7 février 2014.


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RECHERCHE-ACTION (extrait des “problématiques”)
La recherche-action est menée par trois groupes de 5 chercheurs et d’un animateur dans 3 secteurs du département : Moreuil, Abbeville et Rue ; sur les thèmes de la mobilité, les apprentissages, l’emploi, l’offre culturelle, la citoyenneté et… la recherche-action.
Notre recherche-action est unique par le fait que les chercheurs sont également sujets de la recherche.
Mal comprise, nous l’avons intégrée dans nos thèmes de réflexion pour démontrer le bien-fondé de cette méthode. Elle est utile pour différentes raisons, entre autres pour les changements qu’elle produit, ainsi que par le fait que ces réflexions populaires sont un outil fondamental à l’exercice d’une démocratie. En cela, elle est légitime. Nous pensons qu’il faut la faire connaître et la développer ; elle est transposable puisqu’elle intéresse des politiques portugais. De même, il est important de la pérenniser pour que les idées de tous ne se perdent pas, soient renouvelées régulièrement et soient mises en place. Les chercheurs seraient main-
tenus ainsi dans une action citoyenne.
Est-ce que cette forme de recherche-action peut être proposée comme une méthode d’aide pour le retour à la formation ou à l’emploi ? Ce qui serait une solution d’avancement pour une baisse du chômage. Êtes-vous prêts à nous accompagner pour nous aider à la développer et à la perpétuer ?

TEXTE DE L’INTERVENTION


MUGUET EN FLORAISON
Il était une fois trois pépiniéristes qui parcouraient le département à la recherche de terrains pour semer leurs graines de muguet. Aucun terrain ne leur était attribué. Après quelques années, à force de persévérance, on leur annonça la possibilité de semer leurs graines. Ils partirent à l’assaut des secteurs : un à Montdidier — Moreuil, un à Abbeville et un à Rue. Ils semèrent leurs graines et y mirent leurs envies, ambitions et espoirs de développer une floraison remarquable et inattendue. Sur chaque secteur, ils chargèrent 5 préposés à l’entretien des plants et un jardinier animateur de faire grandir et entretenir cette plantation exceptionnelle. Pour ce faire, ils choisirent des préposés qui n’ont pas eu d’activité pendant au moins d’un an et qui étaient concernés par ces graines de muguet. À ce moment-là, ils les connaissaient, mais ne savaient pas comment s’impliquer pour les aider à fleurir. Chaque secteur s’occupe de deux plans de muguet et chacun y apporte son vécu, ses connaissances et ses réflexions. Les méthodes sur chaque secteur sont pratiquées de façon identique ; cela permet d’analyser et de proposer une amélioration sur les sujets qu’ils traitent. La connaissance par chacun de son secteur en facilite les cultures. Après étude géologique et multiples questionnements posés aux alentours, ils étudient la problématique et analysent le comportement du muguet pour apporter les meilleures compositions. Chaque jour, ils arrosent, nettoient le parterre et retirent les mauvaises herbes.
Malgré un entretien propre à chaque terrain qui n’offre pas les mêmes potentiels de fertilité, ils se réunissent chaque mois et échangent leurs savoir-faire pour accroître la main verte. Ils s’unissent et créent des partenariats, entre autres avec Maya l’abeille et le géant vert, pour que le muguet ait une bonne floraison, malgré un climat pas toujours adéquat. Chaque semestre, il y a des changements de préposés à l’entretien. L’aspect positif, c’est qu’ils apportent un regard neuf, de nouveaux vécus, de nouvelles idées et de nouvelles pensées. L’aspect négatif est la perte de temps générée par ce changement correspondant au besoin d’imprégnation du sujet. Toutefois, leur travail collectif favorise la reprise de confiance du préposé ; il se montre plus ouvert et s’aperçoit de ses capacités à s’investir auprès de ce lys des vallées. Plus le travail avance, plus il est autonome et se projette dans de nouvelles cultures plus personnelles. De ce fait, le développement de ce jardin est d’autant plus utile, que les pépiniéristes peuvent déjà apporter des informations sur toutes les connaissances qu’ils ont acquises sur ce muguet, et notamment sur sa toxicité éventuelle. Plus leurs idées se développent pour étendre correctement les plans, plus ils ont de chances de les faire proliférer par la suite. Ils savent que la première année, la floraison n’est pas systématique. Ils arrivent au terme d’une deuxième année et en espèrent une belle floraison pour de jolies compositions à venir.
Moralité : le muguet symbolise le retour au bonheur, comme la recherche-action apporte connaissance, renaissance et joie dans notre travail ; « c’est un tuteur pour qu’on grandisse ». Il revient tous les ans, comme la recherche-action avec ses contrats consécutifs. On l’offre pour porter bonheur, pour
changer le destin, comme nous, nous réfléchissons et voulons changer les problématiques pour un meilleur avenir pour les personnes du département. Il se propage comme nous aimerions faire grandir la recherche-action. Il se fête le 1er mai, fête le travail, ce qui renforce son symbole pour la recherche-action.

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